(merveilleux morceau d'opéra très tragique de Rameau)
Je viens de voir mes précédents articles, j'ai un vague souvenir d'avoir écrit un article en anglais où je disais que c'était trop cool les reste je ne savais pas que je pouvais être aussi.... insultant?
Bref, je ne suis pas là pour ça, à vrai dire là j'étais dans mon lit entrain de lire et j'ai eu un petit fou rire grâce à cet extrait tiré de L'erreur est humaine de Woody Allen.
"On a repéré un couple, a-t-il dit à l'agent Pugh. Comportement très suspect.
- Quel genre ?" a demandé Pugh en allumant une autre cigarette.
Parfaitement informé des problèmes de santé liés au tabac, Pugh consomme uniquement des cigarettes en chocolat. Lorsqu'il en allume le bout, le chocolat fond, dégouline sur son pantalon, et il se retrouve avec des notes de teinturier démesurées par rapport à sa modeste solde de policier.
"Le couple est entré dans un restaurant chic du coin, a poursuivi Boggs. Ils ont commandé un copieux dîner au barbecue, du vin, tout le bataclan. Quand la douloureuse est arrivée, ils ont essayé de payer en étiquettes à matelas.
-Coffre-les, a lancé Pugh. Mais garde ça pour toi, personne ne doit connaître le chef d'accusaton. Dis seulement que leur description correspond à celle d'un couple qu'on veut interroger pour une affaire d'attouchements sur une poule."
La loi de l'Etat en cas d'arrachage de l'étiquette d'un matelas ne vous appartenant pas remonte au début des années 1900, à l'époque où Asa Chones s'est querellé avec son voisin à propos d'un cochon qui avait pénétré dans son jardin. Les deux hommes se sont battus pendant des heures pour savoir à qui appartenait désormais le porc, jusqu'à ce que Chones se rende compte qu'il ne s'agissait pas du tout d'un cochon mais de son épouse. La question a été tranchée par les anciens du bourg, qui ont décidé que les traits de la femme de Chones étaient suffisamment porcins pour justifier le quiproquo. Submergé par la colère, Chones est entré chez son voisin ce soir-là et a arraché toutes les étiquettes des matelas. Il a été appréhendé et jugé. Les jurés ont fait valoir qu'un matelas dépouillé de ses étiquettes était "une insulte à l'intégrité du rembourrage".
Au départ, Nash et Stubbs* ont clamé leur innocence, tâchant de se faire passer pour une marionette et son ventriloque. Mais sur le coup des deux heures du matin, les deux suspects ont commencé à craquer sous la pression, l'interrogatoire étant en effet mené par Pugh en français, langue que les deux suspects ignoraient, et dans laquelle par conséquent ils ne risquaient pas de mentir. Stubbs a fini par avouer.